Vêtements de travail et EPI certifiés : quels avantages pour vos clients

Le choix d’un vêtement de travail associe budget et besoins du terrain : confort, fonctionnalité et image de l’entreprise. Selon l’activité, la tenue aux lavages fréquents, les renforts ou l’emplacement des poches peuvent apporter un avantage concret au quotidien et justifier une différence de prix.

Lorsqu’une protection contre un risque identifié est nécessaire, le choix porte sur un EPI adapté, dont la conformité et les performances de protection sont documentées. Ses possibilités de personnalisation doivent également être vérifiées.

Mettre en valeur ces caractéristiques aide votre client à comprendre les différences entre les produits et à choisir une tenue adaptée à son usage, tout en valorisant votre conseil.

Quand un vêtement est-il un équipement de protection ?

Un t-shirt destiné à un séminaire répond principalement à un besoin d’image. Un pantalon de travail peut apporter confort et fonctionnalité sans être un équipement de protection individuelle (EPI).

Un vêtement est un EPI lorsqu’il est conçu pour protéger son porteur contre un ou plusieurs risques : par exemple, un gilet de haute visibilité pour améliorer sa visibilité ou un vêtement de protection contre le froid. Le seul fait de porter une veste sur un chantier ne suffit donc pas à en faire un EPI.

Avant de choisir l’équipement : Quels risques ont été identifiés et quels niveaux de protection sont nécessaires ? Ces informations permettent de proposer un EPI adapté aux conditions de travail de votre client.

Les repères à connaître

ProduitNormeProtection
Vêtements de protectionEN ISO 13688La base commune : taille, confort, innocuité des matières, étiquetage
Haute visibilitéEN ISO 20471Être vu de jour comme de nuit, en classes 1 à 3
Vêtements de pluieEN 343Protection contre la pluie et l’humidité
GantsEN ISO 21420 + EN 388Exigences générales et résistance mécanique (abrasion, coupure, déchirure, perforation) — voir notre guide EN 388
Chaussures de sécuritéEN ISO 20345Embout de protection et niveaux S1 à S3
Chaussures de travailEN ISO 20347Confort et adhérence, sans embout de sécurité

Au-delà du vêtement : des équipements complémentaires

Selon l’activité de votre client, d’autres équipements peuvent compléter la tenue de travail. Ces besoins sont l’occasion d’élargir votre proposition, en tenant compte des risques identifiés et des conditions d’utilisation.

FamilleRéférence normativeUsage concerné
Casques de protection pour l’industrieEN 397Protection de la tête, notamment contre les chutes d’objets
Protections auditivesSérie EN 352Réduction de l’exposition au bruit
Harnais antichuteEN 361Maintien du corps dans un système d’arrêt des chutes
Protections des genouxSérie EN 14404Activités nécessitant de travailler à genoux
Chaussures ESDRéférences de la série EN IEC 61340, selon le produitMaîtrise des décharges électrostatiques dans les environnements accueillant des composants électroniques sensibles

Bon à savoir

À distinguer : la fonction ESD vise à protéger les composants électroniques contre les décharges électrostatiques. Elle ne constitue pas une protection contre les chocs électriques. Une chaussure ESD peut également être une chaussure de sécurité si elle répond aux exigences correspondantes.

Les références normatives et les performances doivent être vérifiées pour chaque produit. Un harnais s’utilise au sein d’un système antichute adapté ; il ne constitue pas à lui seul une protection complète.

Personnaliser un EPI sans compromettre sa protection

La personnalisation permet d’associer protection et identité de l’entreprise. Sur un EPI, la technique de marquage, les consommables, les dimensions et l’emplacement du logo doivent respecter les instructions du fabricant.

Un marquage inadapté peut altérer les performances de protection. Il est donc utile de vérifier les possibilités de personnalisation dès la préparation du devis.

MarquagePoint d’attentionBonne pratique
BroderieLes perforations peuvent compromettre l’étanchéité si elles traversent la membrane d’un vêtement de pluie.Privilégier les zones ou dispositifs de marquage prévus par le fabricant.
Sérigraphie ou transfertSur un vêtement de protection contre la chaleur et les flammes ou à propriétés électrostatiques, le marquage peut altérer les performances.Faire valider la technique et les consommables pour la référence concernée.
Logo sur un vêtement haute visibilitéLe logo peut réduire la surface fluorescente visible ou masquer des bandes rétroréfléchissantes.Respecter les emplacements et dimensions autorisés, en tenant compte de la taille et de la classe du vêtement.

Avant de valider le marquage

Consultez la notice du produit et les consignes de personnalisation transmises par votre interlocuteur. Si la technique ou l’emplacement souhaité n’y figurent pas, demandez-lui une confirmation avant la production.

Expliquer ce qui fait la différence entre deux références

Deux vêtements d’apparence similaire peuvent répondre à des besoins différents. Pour votre client, certains détails prennent de l’importance au quotidien : une température de lavage compatible avec l’entretien prévu, des renforts aux zones sollicitées, des poches adaptées aux outils ou une coupe qui facilite les mouvements.

Ces caractéristiques, lorsqu’elles correspondent à l’usage, peuvent justifier une différence de prix. Elles donnent des points de comparaison précis pour présenter votre offre.

Lorsqu’une protection particulière est nécessaire, la comparaison doit aussi tenir compte des performances requises : les références proposées doivent d’abord répondre au risque identifié.

Une offre à développer autour des besoins du métier

Une proposition plus précise

Le métier, les conditions de travail et l’entretien prévu donnent des critères concrets pour choisir les références et expliquer leurs avantages.

Des équipements complémentaires

Une demande de vêtements peut aussi révéler un besoin de gants, de chaussures ou de haute visibilité. De quoi élargir votre proposition lorsque l’activité le justifie.

Des réassorts mieux préparés

Conserver les références, les tailles et les paramètres de marquage facilite les commandes suivantes, pour remplacer des tenues ou équiper de nouveaux collaborateurs.

Le conseil d’Alex

Avant de finaliser votre devis, quelques informations permettent de confirmer le choix des références et les possibilités de personnalisation :

Si un point reste à préciser, votre interlocuteur peut vous aider à vérifier la référence avant de valider l’offre.

Pour une vue d’ensemble des normes applicables aux vêtements de travail et EPI, consultez notre guide.

Pour aller plus loin

← Retour à tous les guides et ressources

Veste softshell : comprendre les matières et les performances

« Softshell » n’est pas une appellation normalisée : deux vestes vendues sous ce nom peuvent offrir des performances très différentes, même lorsqu’elles se ressemblent. La différence se joue à l’intérieur : la construction du tissu, la présence ou non d’une membrane, et la façon dont les performances sont mesurées. Ce guide explique ces éléments simplement, pour vous aider à lire une fiche technique et à mieux conseiller vos clients.

De quoi se compose une veste softshell ?

Une veste softshell associe généralement un tissu extérieur souple à une face intérieure qui apporte du confort et, lorsqu’elle est en polaire, de la chaleur. Le tissu extérieur peut recevoir un traitement déperlant : l’eau forme des gouttes et glisse sur sa surface, mais cela ne suffit pas à rendre la veste imperméable.

Certains modèles comportent aussi une membrane entre les deux faces. Elle limite le passage du vent et peut résister à la pénétration de l’eau, tout en permettant à la vapeur d’eau liée à la transpiration de s’évacuer. Ses performances varient selon sa conception.

Pour évaluer la protection contre la pluie, il faut également regarder les coutures et les fermetures : un tissu imperméable ne garantit pas, à lui seul, une veste imperméable.

Dans ce guide :

  • La construction en couches (2, 2,5 ou 3 couches)
  • Le traitement déperlant DWR et pourquoi une veste « mouille »
  • Comment fonctionne une membrane imperméable-respirante
  • Comprendre les indices d’imperméabilité et de respirabilité
  • Softshell professionnelle : dans quels cas est-elle un EPI ?
  • Les points à vérifier sur une fiche fournisseur

La construction d’une veste softshell

Une veste softshell peut associer un tissu extérieur, une membrane et une face intérieure, souvent en polaire. Lorsque ces trois éléments sont collés ensemble pour former un seul tissu, on parle de construction « trois couches ».

D’autres modèles sont conçus sans membrane. Le nombre de couches ne suffit donc pas à juger la qualité d’une veste : il faut regarder le rôle de chaque élément et les performances annoncées.

Comprendre la construction en couches

Ces schémas montrent les éléments du tissu, de l’extérieur vers l’intérieur. Ils expliquent la construction du vêtement ; les performances doivent être vérifiées sur la fiche du modèle.

2 couches sans membrane

Coupe d'une softshell 2 couches : tissu extérieur avec traitement DWR au-dessus, doublure en dessous, sans membrane
  • Tissu extérieur avec traitement déperlant
  • Face intérieure, souvent en polaire, pour le confort et la chaleur
  • Absence de membrane entre les deux faces
  • Respirabilité et résistance au vent selon les tissus utilisés
  • Protection contre la pluie à vérifier sur la fiche du modèle

2,5 couches avec un enduit

Coupe d'une softshell 2,5 couches : tissu extérieur avec traitement DWR, membrane, puis un fin enduit de protection en dessous
  • Tissu extérieur avec traitement déperlant, associé à une membrane
  • Côté corps, un enduit ou un motif protecteur remplace une couche textile intérieure complète
  • Cet enduit constitue la « demi-couche »
  • Imperméabilité et respirabilité à vérifier sur la fiche du modèle

3 couches avec membrane

Coupe d'une softshell 3 couches : tissu extérieur avec traitement DWR, membrane, puis doublure intérieure, assemblés en un seul laminé
  • Tissu extérieur avec traitement déperlant, membrane et face intérieure textile
  • Les trois couches sont collées ensemble pour former un seul tissu
  • Imperméabilité et respirabilité à vérifier sur la fiche du modèle
  • Protection contre la pluie dépendant aussi des coutures et des fermetures

DWR, le traitement déperlant : faire perler l’eau

Le traitement déperlant, appelé DWR (Durable Water Repellent) sur certaines fiches techniques, est appliqué au tissu extérieur. Il aide l’eau à former des gouttes qui glissent sur la surface plutôt qu’à imprégner le tissu.

Bon à savoir

Déperlant ne signifie pas imperméable. Le traitement limite le mouillage du tissu extérieur ; lorsqu’une membrane est présente, c’est elle qui assure la barrière contre la pénétration de l’eau à travers le tissu.

DWR actif

Schéma d'un traitement DWR actif : les gouttes de pluie restent en boules à la surface du tissu extérieur et glissent
  • L’eau perle et glisse
  • Le tissu extérieur reste sec
  • La membrane respire normalement

DWR épuisé

Schéma d'un traitement DWR épuisé : l'eau s'étale en film à la surface et le tissu extérieur est gorgé d'eau
  • L’eau s’étale et imbibe le tissu (« wet-out »)
  • Le vêtement s’alourdit et paraît mouillé
  • La respirabilité de la membrane est bloquée, mais l’intérieur reste sec

Lorsque le traitement perd en efficacité, le tissu extérieur peut s’imbiber et devenir plus lourd. Cela peut aussi réduire l’évacuation de la vapeur d’eau liée à la transpiration et accentuer la sensation d’humidité à l’intérieur, sans que la membrane laisse nécessairement passer la pluie.

Comment fonctionne une membrane imperméable-respirante

Une membrane imperméable-respirante est une fine couche conçue pour résister au passage de l’eau liquide tout en laissant traverser la vapeur d’eau liée à la transpiration. Elle contribue ainsi à la protection contre la pluie et à l’évacuation de l’humidité intérieure.

Il existe deux grands principes de fonctionnement. Certaines technologies les combinent.

Membranes hydrophiles (TPU, PU) : un film compact sans pores

Schéma d'une membrane hydrophile non poreuse : la vapeur d'eau issue de la transpiration traverse la membrane en zigzag par diffusion, tandis que les gouttes de pluie restent à l'extérieur
  • La membrane forme un film continu, sans pores
  • Elle absorbe l’humidité du côté le plus humide, puis la transporte à travers sa matière vers l’extérieur sous forme de vapeur
  • Ce transport est appelé diffusion : l’humidité traverse la matière, sans passer par des trous
  • Son efficacité dépend notamment de sa composition, de son épaisseur et des conditions de température et d’humidité
  • TPU (polyuréthane thermoplastique) et PU : les plus courants sur les vêtements professionnels, à un coût plus accessible que l’ePTFE

Membranes microporeuses (ePTFE) : avec des pores microscopiques

Schéma d'une membrane microporeuse : la vapeur d'eau issue de la transpiration passe tout droit par les micropores, tandis que les gouttes de pluie, trop grosses, restent à l'extérieur
  • La membrane comporte de très petits pores qui permettent le passage de la vapeur d’eau
  • Leur taille et leur surface hydrophobe, qui repousse l’eau, limitent la pénétration de l’eau liquide
  • La résistance à l’eau dépend aussi de la pression exercée sur la membrane.
  • L’entretien doit respecter les consignes du fabricant pour préserver les performances de l’ensemble du tissu

À retenir : PU, TPU ou ePTFE désignent des matériaux, pas un niveau de protection. Pour comparer deux produits, vérifiez les indices d’imperméabilité et de respirabilité ainsi que les méthodes de mesure utilisées. La membrane ne suffit pas à garantir l’imperméabilité de la veste : les coutures et les fermetures comptent également.

Comprendre les indices d’imperméabilité et de respirabilité

Les fiches produits peuvent indiquer deux performances : la résistance du tissu à la pénétration de l’eau et sa capacité à laisser passer la vapeur d’eau. Ces valeurs sont mesurées en laboratoire. Pour les comparer, il faut connaître la méthode utilisée et distinguer la performance du tissu de celle du vêtement complet.

L’imperméabilité : comprendre la colonne d’eau (norme ISO 811)

La résistance à la pénétration de l’eau peut être mesurée selon la norme ISO 811. Un échantillon de tissu est soumis à une pression d’eau qui augmente progressivement. Le laboratoire relève la pression à laquelle l’eau commence à traverser le tissu selon les critères du test.

Le résultat est souvent exprimé en millimètres de colonne d’eau. Par exemple :

  • 3 000 mm : le tissu résiste à une pression équivalente à une colonne d’eau de 3 mètres
  • 5 000 mm : l’équivalent d’une colonne d’eau de 5 mètres
  • 10 000 mm : l’équivalent d’une colonne d’eau de 10 mètres

Plus la valeur est élevée, plus le tissu résiste à la pression de l’eau, à conditions de test comparables. Ce chiffre ne garantit pas à lui seul la protection de la veste contre la pluie : les coutures et les fermetures comptent également.

La respirabilité : comprendre le MVTR

Le MVTR indique la quantité de vapeur d’eau qui traverse un matériau dans des conditions de laboratoire définies. Il est exprimé en grammes par mètre carré sur 24 heures, notés g/m²/24 h.

Par exemple, un résultat de 5 000 g/m²/24 h signifie que, dans les conditions du test, le matériau laisse passer l’équivalent de 5 000 grammes de vapeur d’eau par mètre carré sur 24 heures. Cela ne signifie pas qu’une veste portée évacuera cette quantité de transpiration.

Plus le MVTR est élevé, plus le matériau laisse passer de vapeur d’eau, à méthode et conditions de mesure comparables.

À titre d’ordre de grandeur, un adulte en activité modérée produit environ 300 à 500 grammes de sueur par heure : une membrane à 8 000 g/m²/24h évacue environ 400 grammes par heure sur une veste de 1,2 m² de surface utile, ce qui reste tout juste suffisant sous un effort soutenu. C’est aussi pourquoi la respirabilité perçue dépend autant de la doublure et des sous-couches portées que de la seule valeur MVTR affichée par le fabricant.

Comment est-il mesuré ?

Plusieurs méthodes existent, notamment des essais utilisant une coupelle. Un échantillon recouvre un récipient, puis le laboratoire mesure une variation de masse liée au passage de la vapeur d’eau à travers le matériau.

Le contenu du récipient, sa position, la température et l’humidité varient selon le protocole. Deux valeurs obtenues avec des méthodes différentes ne doivent donc pas être comparées directement.

Le Ret : un autre indicateur

Certaines fiches indiquent un Ret, qui mesure la résistance du textile au passage de la vapeur d’eau, notamment selon la norme ISO 11092.

Ces deux indicateurs ne se convertissent pas directement l’un dans l’autre.

Ce que cela signifie lorsque la veste est portée

Le confort dépend aussi de l’effort, de la météo, des vêtements portés dessous et des possibilités d’aération. Un bon indice de respirabilité ne garantit donc pas l’absence de transpiration ou de sensation d’humidité.

Softshell professionnelle : dans quels cas est-elle un EPI ?

Une softshell portée au travail n’est pas automatiquement un équipement de protection individuelle (EPI). Certains modèles sont conçus pour protéger contre des risques précis. Les normes et les niveaux de performance correspondants doivent être indiqués dans la documentation du fabricant.

  • EN ISO 13688 — Exigences générales des vêtements de protection. Elle concerne notamment l’ergonomie, l’innocuité, les tailles et le marquage. Elle accompagne une norme de protection spécifique ; elle ne garantit pas, à elle seule, une protection contre le froid, la pluie ou un autre risque.
  • EN ISO 20471 — Haute visibilité. Elle fixe notamment des exigences concernant les matières fluorescentes et rétroréfléchissantes, leurs surfaces et leur disposition. La classe peut varier selon le modèle et la taille : vérifiez celle de la référence proposée.
  • EN 14058 — Protection contre les environnements frais. Elle évalue notamment la résistance thermique. Certaines caractéristiques sont optionnelles : vérifiez les performances déclarées plutôt que de supposer que le vêtement protège aussi du vent et de la pluie.
  • EN 343 — Protection contre la pluie. Lorsqu’elle est revendiquée pour le modèle, vérifiez les classes annoncées pour la résistance à la pénétration de l’eau et la résistance au passage de la vapeur d’eau.

Les documents à vérifier

Pour un modèle vendu comme EPI, consultez le marquage CE, la notice et la déclaration UE de conformité. Ils permettent d’identifier les protections revendiquées et les conditions d’utilisation. Le grammage, la composition et le nombre de couches ne remplacent pas ces informations.

Les points à vérifier sur une fiche fournisseur

Pour savoir ce que les caractéristiques annoncées signifient pour votre client, voici les principales questions à poser :

  • La construction est-elle décrite ? Présence ou absence de membrane, face intérieure en polaire ou autre textile : le seul mot « softshell » ne suffit pas.
  • Les méthodes de mesure sont-elles précisées ? Pour comparer l’imperméabilité ou la respirabilité de deux modèles, vérifiez que les valeurs proviennent de méthodes et de conditions comparables.
  • La protection contre la pluie concerne-t-elle le tissu ou la veste entière ? Si le vêtement est annoncé imperméable, vérifiez aussi l’étanchéité des coutures et la protection des fermetures.
  • Le modèle est-il vendu comme EPI ? Vérifiez les normes, les classes de performance et les tailles concernées, puis consultez la notice et la déclaration UE de conformité.
  • Quelles sont les consignes d’entretien ? Vérifiez les conditions de lavage et les recommandations pour préserver le traitement déperlant.

Une information manque ? Demandez une précision au fournisseur avant de reprendre la caractéristique dans votre offre.

Questions fréquentes

La broderie et le transfert sont deux possibilités courantes, à choisir selon le tissu, le logo et les recommandations du fabricant.

Sur un modèle EPI, le marquage doit préserver les propriétés de protection. Pour une veste haute visibilité, le logo ne doit pas réduire les surfaces fluorescentes ou rétroréfléchissantes sous les minimums exigés pour la classe annoncée, ni modifier leur disposition réglementaire. Faites valider l’emplacement, les dimensions et la technique par le fabricant ou un prestataire suivant ses consignes.

Le conseil d’Alex

Avant de comparer les modèles, précisez avec votre client les conditions de port : travail en mouvement ou à poste fixe, exposition au vent, pluie occasionnelle ou prolongée. Ces réponses vous aideront à choisir la chaleur et la protection nécessaires, puis à vérifier les caractéristiques du modèle et sa compatibilité avec le marquage prévu.

Pour comparer la softshell aux autres types de vestes professionnelles, consultez notre guide.

Pour aller plus loin

← Retour à tous les guides et ressources

Chaussures professionnelles : normes, obligations et critères de protection

Les chaussures professionnelles regroupent les chaussures de sécurité certifiées EN ISO 20345 ainsi que les chaussures de travail conformes à la norme EN ISO 20347. Le choix dépend des risques du poste, de l’environnement de travail et du niveau de protection recherché.

Comprendre les principales normes des chaussures professionnelles

Les chaussures de sécurité se distinguent des chaussures de travail par un embout de protection, destiné à protéger les orteils contre les chocs et l’écrasement. Selon leur niveau de protection, certains modèles intègrent également une semelle anti-perforation (également appelée semelle de protection), qui protège la plante du pied contre les objets pointus tels que les clous, les vis ou les éclats métalliques.

Les deux normes à connaître avant de choisir :

L’essentiel

  • EN ISO 20345 = chaussures de sécurité avec embout de protection (200 J)
  • Selon leur niveau de protection (S1, S2, S3…), elles peuvent également intégrer une semelle anti-perforation.
  • EN ISO 20347 = chaussures de travail sans embout de protection.
  • Le choix dépend toujours des risques réels du poste de travail.
Chaussures de sécurité montantes EN ISO 20345:2022 S2 FO SR avec tige hydrophobe
Chaussures de sécurité certifiées EN ISO 20345:2022 S3S FO SR.

Chaussures de sécurité + semelle

Chaussures de travail montantes sans embout en acier utilisent une construction Goodyear Wel

Chaussures de travail

Ce que dit la réglementation

Le choix d’une chaussure professionnelle ne relève pas uniquement du confort ou des préférences de l’utilisateur. Lorsque les risques liés au poste ne peuvent pas être suffisamment évités ou limités par des mesures de protection collective ou par l’organisation du travail, le recours à des équipements de protection individuelle (EPI) peut être nécessaire.


En France, l’employeur doit évaluer les risques professionnels auxquels sont exposés les salariés et les consigner dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP). Lorsque cette évaluation met en évidence la nécessité de protéger les pieds, l’employeur doit sélectionner des chaussures offrant un niveau de protection adapté aux risques identifiés.

L’article R4323-95 du Code du travail prévoit que les EPI sont fournis gratuitement par l’employeur. Celui-ci doit également veiller à leur bon fonctionnement et à leur maintien dans un état hygiénique satisfaisant par les entretiens, réparations et remplacements nécessaires.

Les travailleurs temporaires doivent également bénéficier des équipements de protection individuelle nécessaires à leur poste. L’article L1251-23 du Code du travail précise les responsabilités relatives à leur fourniture entre l’entreprise utilisatrice et l’entreprise de travail temporaire.

Et au niveau européen ?

Le règlement (UE) 2016/425 répartit les EPI en trois catégories en fonction des risques contre lesquels ils protègent. Les chaussures de sécurité destinées aux risques qui ne relèvent ni de la catégorie I ni de la catégorie III sont des EPI de catégorie II.

Pour leur mise sur le marché, elles doivent satisfaire aux exigences essentielles de santé et de sécurité applicables et faire l’objet de la procédure d’évaluation de conformité prévue par le règlement. Le fabricant établit ensuite la déclaration UE de conformité et appose le marquage CE.

Certains EPI destinés à protéger contre des risques susceptibles d’entraîner des conséquences très graves, comme la mort ou des dommages irréversibles pour la santé, relèvent de la catégorie III et sont soumis à des procédures d’évaluation de conformité supplémentaires.

Critère

Label certifié

Sceau propriétaire – tests indépendants

Engagement fabricant

Le produit est-il sain au contact de la peau ?

GOTS, OEKO-TEX®, GRS, OCS, FAIRTRADE

Essais confiés à des laboratoires accrédités, externes (Bureau Veritas, SGS) ou internes au groupe (Labtech)

Marque de procédé déposée par le fabricant (ex. teinture dans la masse)

Qui écrit les règles ?

Un référentiel public

Le fabricant

Le fabricant

Qui contrôle ?

Un organisme accrédité

Un laboratoire tiers accrédité

Le fabricant

Preuve disponsible

Certificat numéroté, vérifiable

Rapports d’essaie

Attestation fournisseur

Comment en parler

Nommer le label et son périmètre

Nommer le laboratoire et l’objet des tests

Attribuer explicitement au fabricant

Que vérifier avant de choisir un modèle ?

Les marquages permettent de vérifier rapidement si une chaussure correspond au niveau de protection recherché. Les critères à contrôler diffèrent selon qu’il s’agit d’une chaussure de sécurité ou d’une chaussure de travail.

Métiers : quel type de chaussure selon le travail ?

Le choix d’une chaussure dépend avant tout des risques présents sur le poste de travail. Les exemples ci-dessous permettent d’orienter rapidement vers la catégorie la plus adaptée.

Gros œuvre

Maçon, coffreur, couvreur

Risques principaux
Manutention, gravats, chocs et risques au sol.

Logistique & entrepôts

Magasinier, chauffeur-livreur, conducteur PL

Risques principaux
Manutention, glissades et déplacements fréquents.

Second œuvre

Plomberie, peinture, électricien

Risques principaux
Glissades, déplacements fréquents et risques variables selon le chantier.

Services & collectivités

Serveur, cuisinier, agent d’entretien, personnel de collectivité

Risques principaux
Glissades et station debout prolongée.

Industrie / maintenance

mécanicien, garagiste, agente d’entretien

Risques principaux
Manutention, chocs et risques d’impact.

Exigences complémentaires et symboles associés

Les symboles complémentaires permettent d’identifier rapidement certaines caractéristiques des chaussures, comme l’adhérence, l’imperméabilité, l’isolation thermique ou la protection anti-perforation.

Confort & environnement

Protection & sécurité

Chaussures ESD : pour quels métiers ?

Métiers concernés : électroniciens, assembleurs de cartes électroniques, techniciens de maintenance électronique, opérateurs en salle blanche, fabricants de semi-conducteurs, personnel de laboratoire, industrie pharmaceutique et certains environnements nécessitant une maîtrise des charges électrostatiques.

Les chaussures ESD (Electro Static Discharge) dissipent l’électricité statique de manière contrôlée afin de protéger les composants électroniques sensibles. Une simple décharge électrostatique, souvent imperceptible pour l’utilisateur, peut endommager des cartes électroniques, microprocesseurs ou autres équipements de précision.

L’efficacité de la protection ESD ne dépend pas uniquement des chaussures. Le revêtement de sol, les vêtements portés, les matériaux manipulés, les déplacements ou encore les conditions ambiantes peuvent influencer l’accumulation et la dissipation des charges électrostatiques.

Bon à savoir

La norme IEC 61340-5-1 définit les exigences d’un programme de maîtrise des décharges électrostatiques. La norme IEC 61340-4-3 décrit quant à elle la méthode d’essai permettant de mesurer la résistance électrique des chaussures utilisées pour la maîtrise du potentiel électrostatique des personnes.

L’entretien et le remplacement

Nettoyage

Nettoyez régulièrement les chaussures avec des produits adaptés à leurs matériaux. Pour le séchage, évitez les sources de chaleur directe, comme les radiateurs, qui peuvent détériorer le cuir, les colles et certains composants de la chaussure.

Usure et remplacement

Inspectez régulièrement l’état général des chaussures : semelle d’usure, coutures, tige et zones d’assemblage. Une chaussure ayant subi un choc important, présentant une semelle fortement usée, percée ou décollée, ou tout autre dommage susceptible de réduire son niveau de protection doit être remplacée

Conseil pratique

Pour évaluer correctement le confort d’une chaussure, essayez-la avec les chaussettes habituellement portées au travail. Les pieds pouvant légèrement gonfler au cours de la journée, une pointure et un chaussant adaptés sont aussi importants que le niveau de protection.

Conclusion

Le choix d’une chaussure professionnelle ne dépend pas uniquement de la norme. Les risques du poste, l’environnement de travail, les conditions d’utilisation et le confort doivent également être pris en compte.

L’analyse de ces différents critères permet de déterminer si une chaussure de sécurité conforme à l’EN ISO 20345 ou une chaussure de travail conforme à l’EN ISO 20347 répond le mieux aux besoins du métier.

Questions fréquentes

Pour aller plus loin

← Retour à tous les guides et ressources

Comment comprendre les vêtements de haute visibilité ?

Les vêtements de haute visibilité améliorent la détection visuelle des travailleurs dans les environnements où ils doivent être vus rapidement. Ils associent des matériaux fluorescents, visibles de jour, et des éléments rétroréfléchissants, efficaces sous l’éclairage des phares ou d’autres sources lumineuses. Ce guide explique le fonctionnement des vêtements conformes à la norme EN ISO 20471, les différences avec la norme EN 17353, les classes de visibilité, les critères de choix et les bonnes pratiques d’utilisation pour mieux comprendre ces équipements de protection.

Pourquoi porter des vêtements de haute visibilité ?

Les vêtements de haute visibilité sont conçus pour rendre leur porteur plus facilement détectable dans des environnements où la visibilité peut être réduite ou lorsque des véhicules, des engins ou d’autres usagers circulent à proximité. Leur objectif est de permettre une identification rapide de la présence d’une personne afin de diminuer le risque d’accident.

Ils sont utilisés dans de nombreux secteurs d’activité tels que le BTP, les travaux routiers, la logistique, les services techniques, la maintenance, les transports ou encore certaines interventions en extérieur. Selon les situations, le port d’un vêtement de haute visibilité peut être recommandé par l’employeur ou rendu obligatoire à la suite de l’évaluation des risques réalisée sur le poste de travail. Pour une vue d’ensemble des normes applicables aux vêtements de travail et EPI, consultez notre guide des normes vêtements de travail et EPI.

Situations dans lesquelles les vêtements de haute visibilité sont recommandés

Situation

Chantier routiers

Pourquoi ?

Être vu rapidement par les automobilistes et les engins de chantier.

Entrepôts logistiques

Faciliter l’identification des opérateurs par les conducteurs de chariots élévateurs dans les zones de circulation.

Travaux extérieurs

Améliorer la visibilité par faible luminosité ou en cas d’intempéries.

Maintenance industrielle

Identifier rapidement les intervenants dans les zones de circulation.

Services techniques et collectivités

Renforcer la visibilité lors des interventions sur la voie publique.

À retenir

Le port d’un vêtement de haute visibilité ne dépend pas uniquement du métier exercé. Il répond avant tout à une analyse des risques, notamment lorsque les travailleurs évoluent dans des environnements où ils doivent être vus rapidement pour assurer leur sécurité.

Quelle est la différence entre les matériaux fluorescents, réfléchissants et rétroréfléchissants ?

Les termes « fluorescent », « réfléchissant » et « rétroréfléchissant » sont souvent utilisés indifféremment. Pourtant, ils ne désignent pas le même matériau et n’assurent pas la même fonction. Comprendre cette différence est essentiel pour interpréter correctement les exigences de la norme EN ISO 20471 et choisir un vêtement adapté à son environnement de travail.

Les matériaux fluorescents

Les matériaux fluorescents sont conçus pour améliorer la visibilité du porteur pendant la journée ou lorsque la lumière naturelle est faible, par exemple par temps couvert ou au crépuscule. Ils absorbent une partie du rayonnement ultraviolet (UV) contenu dans la lumière du soleil et le réémettent sous forme de lumière visible, ce qui rend leurs couleurs particulièrement vives.

Les vêtements de haute visibilité utilisent généralement des tissus jaunes, orange ou rouges fluorescents afin d’offrir un contraste élevé avec l’environnement et de permettre de repérer plus rapidement une personne.

Comment fonctionnent les matériaux fluorescents ?

Contrairement à une idée reçue, un matériau fluorescent ne produit pas de lumière. Il exploite la lumière naturelle en transformant une partie des rayons ultraviolets invisibles en lumière visible. C’est pourquoi un vêtement fluorescent paraît plus lumineux qu’un tissu de couleur classique lorsqu’il est exposé à la lumière du jour.

À retenir :

  • Fonctionne grâce à la lumière naturelle.
  • Améliore la visibilité de jour et au crépuscule.
  • Offre un contraste élevé avec l’environnement.
  • Perd son efficacité dans l’obscurité ou en l’absence de lumière naturelle.

Les matériaux réfléchissants

Les matériaux réfléchissants sont utilisés sur de nombreux vêtements de travail afin d’améliorer la visibilité du porteur. Ils prennent souvent la forme de passepoils, de logos, de bandes décoratives ou d’empiècements réfléchissants.

Contrairement aux matériaux rétroréfléchissants, ils diffusent la lumière qu’ils reçoivent dans plusieurs directions, au lieu de la renvoyer vers sa source. Ils permettent ainsi d’améliorer la visibilité d’un vêtement lorsqu’il est éclairé, mais leur efficacité reste plus limitée pour signaler rapidement la présence d’une personne.

Dans le langage courant, on parle souvent de « bandes réfléchissantes ». Pourtant, les vêtements de haute visibilité conformes à la norme EN ISO 20471 utilisent des matériaux rétroréfléchissants, dont les performances, la surface et l’emplacement répondent à des exigences techniques précises.

La présence d’éléments réfléchissants sur un vêtement de travail ne signifie donc pas qu’il s’agit d’un vêtement de haute visibilité certifié.

Quelles sont les différentes classes de vêtements de haute visibilité ?

La norme EN ISO 20471 classe les vêtements de haute visibilité en trois niveaux de performance. Cette classification ne reflète pas la qualité du vêtement, mais la surface minimale de matériaux fluorescents et rétroréfléchissants intégrée au vêtement. Plus cette surface est importante, plus le niveau de visibilité est élevé.

Classe 1 : visibilité de base

Classe 2 : visibilité intermédiaire

Classe 3 : visibilité maximale

Niveau de visibilité
La classe 1 correspond au niveau de visibilité le plus faible défini par la norme EN ISO 20471. Elle comporte la plus petite surface de matériaux fluorescents et rétroréfléchissants.

Exemples de vêtements

À retenir
✔ La classe 1 est destinée aux situations où un niveau de visibilité limité est jugé suffisant après évaluation des risques.

Niveau de visibilité
La classe 2 offre une surface plus importante de matériaux visibles et convient à de nombreuses situations professionnelles.

Exemples de vêtements

À retenir
✔ Elle représente le niveau de visibilité le plus fréquemment rencontré sur les vêtements de haute visibilité.

Niveau de visibilité
La classe 3 correspond au niveau de visibilité le plus élevé prévu par la norme EN ISO 20471. Elle offre la plus grande surface de matériaux fluorescents et rétroréfléchissants.

Exemples de vêtements

  • Parka haute visibilité
  • Combinaison haute visibilité
  • Ensemble veste + pantalon certifié

À retenir
✔ La classe 3 est utilisée lorsque le niveau de visibilité le plus élevé est requis.

Important

La classe d’un vêtement dépend principalement de la quantité de matériaux fluorescents et rétroréfléchissants qu’il comporte. Elle ne constitue pas un indicateur de qualité, de résistance ou de confort.

Peut-on personnaliser un vêtement de haute visibilité ?

Les vêtements de haute visibilité peuvent être personnalisés par différentes techniques de marquage, telles que la sérigraphie, le transfert ou la broderie. Toutefois, cette personnalisation ne doit pas compromettre les performances du vêtement ni remettre en cause sa conformité à la norme EN ISO 20471.

Avant toute intervention, il est essentiel de respecter les recommandations du fabricant concernant les zones de marquage autorisées.

Pourquoi le positionnement du marquage est-il important ?

La norme EN ISO 20471 impose des surfaces minimales de matériaux fluorescents et rétroréfléchissants afin de garantir un niveau de visibilité déterminé.

Un marquage de dimensions ou d’emplacement inadaptés peut réduire ces surfaces. Le vêtement peut alors perdre sa classe de visibilité (par exemple passer de la classe 3 à la classe 2, ou de la classe 2 à la classe 1), voire ne plus satisfaire aux exigences de la norme.

Pour cette raison, de nombreux fabricants prévoient des zones spécifiques destinées à la personnalisation afin de préserver la conformité du vêtement.

Les bonnes pratiques

  • Respecter les recommandations du fabricant.
  • Utiliser les zones prévues pour le marquage lorsque celles-ci existent.
  • Ne pas recouvrir les bandes rétroréfléchissantes.
  • Limiter le marquage sur les surfaces fluorescentes afin de préserver les surfaces minimales exigées par la norme.
  • Vérifier que la personnalisation ne modifie pas la classe de visibilité du vêtement.

Les surfaces minimales définies par la norme EN ISO 20471

Classe

Matériau fluorescent (minimum)

Matériau rétroréfléchissant (minimum)

1

2

3

0,14 m²

0,50 m²

0,80 m²

0,10 m²

0,13 m²

0,20 m²

À retenir

Les surfaces indiquées correspondent aux exigences minimales de la norme EN ISO 20471. La conformité d’un vêtement personnalisé ne peut pas être évaluée uniquement à partir de ces valeurs. Elle dépend également de la conception du vêtement, de sa taille, de l’emplacement du marquage et des recommandations du fabricant.

Conclusion

Les vêtements de haute visibilité ne se distinguent pas uniquement par leurs couleurs vives. Leur efficacité repose sur la combinaison de matériaux fluorescents et rétroréfléchissants, sur le respect des exigences de la norme EN ISO 20471 et sur le maintien de leurs performances tout au long de leur utilisation.

Comprendre ces principes permet de mieux interpréter les caractéristiques des équipements, d’éviter les idées reçues et de préserver leur niveau de protection, notamment lors de la personnalisation.

Passer de la théorie au choix des produits

Vous connaissez désormais le fonctionnement des vêtements de haute visibilité, les différences entre les matériaux fluorescents, réfléchissants et rétroréfléchissants, ainsi que les principales exigences de la norme EN ISO 20471.

Pour aller plus loin, découvrez notre guide pratique publié sur Cybernecard. Il vous aide à comparer les différentes familles de vêtements et d’accessoires haute visibilité, à comprendre leurs usages et à choisir les équipements les plus adaptés à chaque environnement de travail.

← Retour à tous les guides et ressources

Comprendre les principales normes des vêtements de travail et EPI

Les normes des vêtements de travail permettent d’identifier le niveau de protection adapté à un métier, un environnement ou un risque professionnel. Elles concernent notamment la haute visibilité, la protection thermique, la pluie, le froid, les projections chimiques, les risques électrostatiques, la soudure ou encore les chaussures de sécurité.

Cette page aide les revendeurs à distinguer les principales familles de normes, à comprendre leur usage et à orienter plus facilement leurs clients vers les bons équipements.

Réponse courte

Une norme EPI indique les exigences minimales qu’un vêtement ou un équipement doit respecter pour protéger l’utilisateur contre un risque identifié. Par exemple, EN ISO 20471 concerne les vêtements haute visibilité, EN 343 la protection contre la pluie, EN ISO 11612 la chaleur et les flammes, tandis que EN ISO 20345 s’applique aux chaussures de sécurité avec embout de protection.

  • Définition
  • Normes principales
  • Visibilité
  • Protection thermique et chimique
  • Chaussures
  • Conseils d’expert

Qu’est-ce qu’une norme EPI ?

Une norme EPI définit des méthodes d’essai et des exigences de performance. Elle ne décrit pas seulement le produit : elle indique le type de risque couvert et le niveau de protection attendu.

À retenir : un vêtement de travail n’est pas automatiquement un EPI. Il devient un EPI lorsqu’il est conçu, testé et certifié pour protéger contre un risque professionnel précis.

Les principales normes à connaître

Chaque norme répond à un risque spécifique. Comprendre leur rôle permet d’orienter plus facilement un client vers le vêtement ou l’équipement adapté à son environnement de travail.

EN ISO 20471

Risque couvert : haute visibilité.

Produits : vestes, pantalons, gilets.

Usage : chantiers, voirie, logistique extérieure.

Applications : vêtements haute visibilité ► 

EN 17353

Risque couvert : visibilité renforcée.

Produits : accessoires améliorant la visibilité.

Usage : environnements à risque modéré.

Applications : vêtements haute visibilité de jour ►

EN ISO 13688

Rôle : exigences générales des vêtements de travail.

Produits : pantalons, vestes, shorts, blouses et vêtements professionnels.

Usage : artisanat, maintenance, logistique, agriculture, industrie légère et services.

Produits concernés : vêtements polyvalents ►

EN 343

Risque couvert : pluie et intempéries.

Produits : vestes, pantalons et ensembles pluie.

Usage : travail en extérieur prolongé, BTP, agriculture, logistique portuaire.

Produits concernés : vêtements de pluie professionnels ►

EN 14058

Risque couvert : froid modéré.

Produits : vestes, gilets, softshells.

Usage : entrepôts, extérieur, mi-saison.

Applications : vêtements contre le froid ►

EN 342

Risque couvert : froid intense.

Produits : parkas et ensembles grand froid.

Usage : chambres froides, hiver, extérieur prolongé.

Applications : vêtements grand froid ►

EN ISO 11612

Risque couvert : chaleur et flammes.

Usage : industrie et maintenance.

Produits : vestes, pantalons, combinaisons.

Applications : vêtements ignifugés et protection thermique ►

EN ISO 11611

Risque couvert : soudage.

Produits : vêtements de soudeur.

Usage : soudure, chaudronnerie, métallurgie.

Applications : vêtements pour soudage et métallurgie ►

EN ISO 20345

Risque couvert : protection du pied avec embout.

Produits : chaussures, bottes et sandales de sécurité.

Usage : BTP, industrie, logistique.

Applications : chaussures de sécurité avec embout ►

EN ISO 20347

Risque couvert : chaussures de travail sans embout.

Produits : sabots et chaussures de travail.

Usage : santé, restauration, services.

Applications :  chaussures de travail sans embout ►

Conseil : lorsqu’un vêtement répond à plusieurs risques, plusieurs normes peuvent être associées sur une même fiche produit. Une parka peut par exemple combiner la haute visibilité, la protection contre la pluie et la protection contre le froid.

Le conseil de l’expert : bien interpréter les normes

Les normes constituent un excellent point de départ, mais elles ne suffisent pas toujours à comparer deux produits. Voici quelques éléments pratiques à prendre en compte lors du choix d’un vêtement de travail ou d’un EPI.

EN ISO 13688 : norme de base, pas protection spécifique

  • La norme EN ISO 13688 définit des exigences générales comme l’ergonomie, l’innocuité, le confort, le marquage et les informations fabricant. Elle ne signifie pas, à elle seule, que le vêtement protège contre un risque précis comme la pluie, le feu ou la haute visibilité.

Bandes réfléchissantes ≠ haute visibilité certifiée

  • La présence de bandes réfléchissantes améliore la visibilité de l’utilisateur, mais ne signifie pas automatiquement que le vêtement répond à la norme EN ISO 20471. De nombreux vêtements certifiés EN ISO 13688 intègrent des éléments réfléchissants sans être des vêtements haute visibilité certifiés.

Pour approfondir la différence entre matériaux fluorescents, réfléchissants et rétroréfléchissants, ainsi que les classes de la norme EN ISO 20471, consultez notre article Comment comprendre les vêtements de haute visibilité ?

EN 17353 : visibilité complémentaire

  • La norme EN 17353 concerne les équipements améliorant la visibilité dans des situations à risque modéré. Elle peut s’appliquer à des accessoires comme des bretelles, brassards ou bracelets réfléchissants, mais ne remplace pas un vêtement haute visibilité certifié EN ISO 20471.

EN ISO 20471 : choisir la classe selon le risque

  • Une classe de haute visibilité plus élevée n’est pas toujours nécessaire. Le choix dépend de l’environnement de travail, de la luminosité, de la proximité avec des véhicules ou engins, et du niveau d’exposition de l’utilisateur.

EN 343 : ne pas regarder uniquement l’imperméabilité

  • La norme EN 343 évalue notamment l’imperméabilité et la respirabilité. Pour les travaux physiques intenses, la respirabilité est essentielle afin de limiter l’accumulation d’humidité à l’intérieur du vêtement et d’éviter l’effet inconfortable de surchauffe.

EN 14058 ou EN 342 : distinguer froid modéré et froid intense

  • EN 14058 concerne les environnements frais ou le froid modéré. EN 342 s’adresse aux expositions prolongées au froid intense. Le bon choix dépend de la température, de la durée d’exposition, de l’activité physique et des couches portées sous le vêtement.

Ces deux normes sont fréquemment appliquées aux vestes et softshells professionnelles : notre article Comment comprendre une veste de travail ? détaille les familles de vestes (softshell, hardshell, multirisques) concernées par chacune.

Chaleur, flammes et soudage : ne pas confondre les usages

  • EN ISO 11612 concerne la protection contre la chaleur et les flammes, tandis que EN ISO 11611 vise les vêtements utilisés pour le soudage et les techniques connexes. Un vêtement adapté à la chaleur n’est donc pas automatiquement adapté au soudage.

Chaussures : sécurité ou travail ?

  • La norme EN ISO 20345 concerne les chaussures de sécurité avec embout de protection. La norme EN ISO 20347 concerne les chaussures de travail sans embout. Pour un port quotidien, il faut aussi comparer le poids, la souplesse, l’adhérence, la respirabilité et le confort de la semelle intérieure.

Notre article Bien choisir les chaussures professionnelles détaille les symboles complémentaires (SR, FO, ESD…) et les recommandations par métier.

À retenir : deux produits peuvent afficher la même norme tout en offrant un confort, une coupe, une respirabilité ou une durabilité très différents. La norme valide un niveau d’exigence, mais le conseil produit reste indispensable.

Mettre les normes en pratique

Comprendre les normes est une première étape. Encore faut-il savoir les interpréter selon les contraintes du métier, les conditions de travail, le niveau de protection recherché et le confort attendu.

Découvrez notre guide pratique pour apprendre à sélectionner un vêtement professionnel adapté à chaque situation

← Retour à tous les guides et ressources