Le choix d’un vêtement de travail associe budget et besoins du terrain : confort, fonctionnalité et image de l’entreprise. Selon l’activité, la tenue aux lavages fréquents, les renforts ou l’emplacement des poches peuvent apporter un avantage concret au quotidien et justifier une différence de prix.
Lorsqu’une protection contre un risque identifié est nécessaire, le choix porte sur un EPI adapté, dont la conformité et les performances de protection sont documentées. Ses possibilités de personnalisation doivent également être vérifiées.
Mettre en valeur ces caractéristiques aide votre client à comprendre les différences entre les produits et à choisir une tenue adaptée à son usage, tout en valorisant votre conseil.
Quand un vêtement est-il un équipement de protection ?
Un t-shirt destiné à un séminaire répond principalement à un besoin d’image. Un pantalon de travail peut apporter confort et fonctionnalité sans être un équipement de protection individuelle (EPI).
Un vêtement est un EPI lorsqu’il est conçu pour protéger son porteur contre un ou plusieurs risques : par exemple, un gilet de haute visibilité pour améliorer sa visibilité ou un vêtement de protection contre le froid. Le seul fait de porter une veste sur un chantier ne suffit donc pas à en faire un EPI.
Avant de choisir l’équipement: Quels risques ont été identifiés et quels niveaux de protection sont nécessaires ? Ces informations permettent de proposer un EPI adapté aux conditions de travail de votre client.
Les repères à connaître
Produit
Norme
Protection
Vêtements de protection
EN ISO 13688
La base commune : taille, confort, innocuité des matières, étiquetage
Haute visibilité
EN ISO 20471
Être vu de jour comme de nuit, en classes 1 à 3
Vêtements de pluie
EN 343
Protection contre la pluie et l’humidité
Gants
EN ISO 21420 + EN 388
Exigences générales et résistance mécanique (abrasion, coupure, déchirure, perforation) — voir notre guide EN 388
Chaussures de sécurité
EN ISO 20345
Embout de protection et niveaux S1 à S3
Chaussures de travail
EN ISO 20347
Confort et adhérence, sans embout de sécurité
Au-delà du vêtement : des équipements complémentaires
Selon l’activité de votre client, d’autres équipements peuvent compléter la tenue de travail. Ces besoins sont l’occasion d’élargir votre proposition, en tenant compte des risques identifiés et des conditions d’utilisation.
Famille
Référence normative
Usage concerné
Casques de protection pour l’industrie
EN 397
Protection de la tête, notamment contre les chutes d’objets
Protections auditives
Série EN 352
Réduction de l’exposition au bruit
Harnais antichute
EN 361
Maintien du corps dans un système d’arrêt des chutes
Protections des genoux
Série EN 14404
Activités nécessitant de travailler à genoux
Chaussures ESD
Références de la série EN IEC 61340, selon le produit
Maîtrise des décharges électrostatiques dans les environnements accueillant des composants électroniques sensibles
Bon à savoir
À distinguer : la fonction ESD vise à protéger les composants électroniques contre les décharges électrostatiques. Elle ne constitue pas une protection contre les chocs électriques. Une chaussure ESD peut également être une chaussure de sécurité si elle répond aux exigences correspondantes.
Les références normatives et les performances doivent être vérifiées pour chaque produit. Un harnais s’utilise au sein d’un système antichute adapté ; il ne constitue pas à lui seul une protection complète.
Personnaliser un EPI sans compromettre sa protection
La personnalisation permet d’associer protection et identité de l’entreprise. Sur un EPI, la technique de marquage, les consommables, les dimensions et l’emplacement du logo doivent respecter les instructions du fabricant.
Un marquage inadapté peut altérer les performances de protection. Il est donc utile de vérifier les possibilités de personnalisation dès la préparation du devis.
Marquage
Point d’attention
Bonne pratique
Broderie
Les perforations peuvent compromettre l’étanchéité si elles traversent la membrane d’un vêtement de pluie.
Privilégier les zones ou dispositifs de marquage prévus par le fabricant.
Sérigraphie ou transfert
Sur un vêtement de protection contre la chaleur et les flammes ou à propriétés électrostatiques, le marquage peut altérer les performances.
Faire valider la technique et les consommables pour la référence concernée.
Logo sur un vêtement haute visibilité
Le logo peut réduire la surface fluorescente visible ou masquer des bandes rétroréfléchissantes.
Respecter les emplacements et dimensions autorisés, en tenant compte de la taille et de la classe du vêtement.
Avant de valider le marquage
Consultez la notice du produit et les consignes de personnalisation transmises par votre interlocuteur. Si la technique ou l’emplacement souhaité n’y figurent pas, demandez-lui une confirmation avant la production.
Expliquer ce qui fait la différence entre deux références
Deux vêtements d’apparence similaire peuvent répondre à des besoins différents. Pour votre client, certains détails prennent de l’importance au quotidien : une température de lavage compatible avec l’entretien prévu, des renforts aux zones sollicitées, des poches adaptées aux outils ou une coupe qui facilite les mouvements.
Ces caractéristiques, lorsqu’elles correspondent à l’usage, peuvent justifier une différence de prix. Elles donnent des points de comparaison précis pour présenter votre offre.
Lorsqu’une protection particulière est nécessaire, la comparaison doit aussi tenir compte des performances requises : les références proposées doivent d’abord répondre au risque identifié.
Une offre à développer autour des besoins du métier
Une proposition plus précise
Le métier, les conditions de travail et l’entretien prévu donnent des critères concrets pour choisir les références et expliquer leurs avantages.
Des équipements complémentaires
Une demande de vêtements peut aussi révéler un besoin de gants, de chaussures ou de haute visibilité. De quoi élargir votre proposition lorsque l’activité le justifie.
Des réassorts mieux préparés
Conserver les références, les tailles et les paramètres de marquage facilite les commandes suivantes, pour remplacer des tenues ou équiper de nouveaux collaborateurs.
Le conseil d’Alex
Avant de finaliser votre devis, quelques informations permettent de confirmer le choix des références et les possibilités de personnalisation :
Usage : dans quelles conditions la tenue sera-t-elle portée ?
Protection : quels risques et niveaux de protection votre client a-t-il identifiés ?
Entretien : quel type de lavage est prévu, à quelle température et à quelle fréquence ?
Personnalisation : votre interlocuteur a-t-il confirmé la compatibilité de la technique, des dimensions et de l’emplacement du logo ?
Documents : pour les EPI, disposez-vous de la notice et de la déclaration UE de conformité correspondant à la référence proposée ?
Si un point reste à préciser, votre interlocuteur peut vous aider à vérifier la référence avant de valider l’offre.
Pour une vue d’ensemble des normes applicables aux vêtements de travail et EPI, consultez notre guide.
« Softshell » n’est pas une appellation normalisée : deux vestes vendues sous ce nom peuvent offrir des performances très différentes, même lorsqu’elles se ressemblent. La différence se joue à l’intérieur : la construction du tissu, la présence ou non d’une membrane, et la façon dont les performances sont mesurées. Ce guide explique ces éléments simplement, pour vous aider à lire une fiche technique et à mieux conseiller vos clients.
De quoi se compose une veste softshell ?
Une veste softshell associe généralement un tissu extérieur souple à une face intérieure qui apporte du confort et, lorsqu’elle est en polaire, de la chaleur. Le tissu extérieur peut recevoir un traitement déperlant : l’eau forme des gouttes et glisse sur sa surface, mais cela ne suffit pas à rendre la veste imperméable.
Certains modèles comportent aussi une membrane entre les deux faces. Elle limite le passage du vent et peut résister à la pénétration de l’eau, tout en permettant à la vapeur d’eau liée à la transpiration de s’évacuer. Ses performances varient selon sa conception.
Pour évaluer la protection contre la pluie, il faut également regarder les coutures et les fermetures : un tissu imperméable ne garantit pas, à lui seul, une veste imperméable.
Dans ce guide :
La construction en couches (2, 2,5 ou 3 couches)
Le traitement déperlant DWR et pourquoi une veste « mouille »
Comment fonctionne une membrane imperméable-respirante
Comprendre les indices d’imperméabilité et de respirabilité
Softshell professionnelle : dans quels cas est-elle un EPI ?
Les points à vérifier sur une fiche fournisseur
La construction d’une veste softshell
Une veste softshell peut associer un tissu extérieur, une membrane et une face intérieure, souvent en polaire. Lorsque ces trois éléments sont collés ensemble pour former un seul tissu, on parle de construction « trois couches ».
D’autres modèles sont conçus sans membrane. Le nombre de couches ne suffit donc pas à juger la qualité d’une veste : il faut regarder le rôle de chaque élément et les performances annoncées.
Comprendre la construction en couches
Ces schémas montrent les éléments du tissu, de l’extérieur vers l’intérieur. Ils expliquent la construction du vêtement ; les performances doivent être vérifiées sur la fiche du modèle.
2 couches sans membrane
Tissu extérieur avec traitement déperlant
Face intérieure, souvent en polaire, pour le confort et la chaleur
Absence de membrane entre les deux faces
Respirabilité et résistance au vent selon les tissus utilisés
Protection contre la pluie à vérifier sur la fiche du modèle
2,5 couches avec un enduit
Tissu extérieur avec traitement déperlant, associé à une membrane
Côté corps, un enduit ou un motif protecteur remplace une couche textile intérieure complète
Cet enduit constitue la « demi-couche »
Imperméabilité et respirabilité à vérifier sur la fiche du modèle
3 couches avec membrane
Tissu extérieur avec traitement déperlant, membrane et face intérieure textile
Les trois couches sont collées ensemble pour former un seul tissu
Imperméabilité et respirabilité à vérifier sur la fiche du modèle
Protection contre la pluie dépendant aussi des coutures et des fermetures
DWR, le traitement déperlant : faire perler l’eau
Le traitement déperlant, appelé DWR (Durable Water Repellent) sur certaines fiches techniques, est appliqué au tissu extérieur. Il aide l’eau à former des gouttes qui glissent sur la surface plutôt qu’à imprégner le tissu.
Bon à savoir
Déperlant ne signifie pas imperméable. Le traitement limite le mouillage du tissu extérieur ; lorsqu’une membrane est présente, c’est elle qui assure la barrière contre la pénétration de l’eau à travers le tissu.
DWR actif
L’eau perle et glisse
Le tissu extérieur reste sec
La membrane respire normalement
DWR épuisé
L’eau s’étale et imbibe le tissu (« wet-out »)
Le vêtement s’alourdit et paraît mouillé
La respirabilité de la membrane est bloquée, mais l’intérieur reste sec
Lorsque le traitement perd en efficacité, le tissu extérieur peut s’imbiber et devenir plus lourd. Cela peut aussi réduire l’évacuation de la vapeur d’eau liée à la transpiration et accentuer la sensation d’humidité à l’intérieur, sans que la membrane laisse nécessairement passer la pluie.
Comment fonctionne une membrane imperméable-respirante
Une membrane imperméable-respirante est une fine couche conçue pour résister au passage de l’eau liquide tout en laissant traverser la vapeur d’eau liée à la transpiration. Elle contribue ainsi à la protection contre la pluie et à l’évacuation de l’humidité intérieure.
Il existe deux grands principes de fonctionnement. Certaines technologies les combinent.
Membranes hydrophiles (TPU, PU) : un film compact sans pores
La membrane forme un film continu, sans pores
Elle absorbe l’humidité du côté le plus humide, puis la transporte à travers sa matière vers l’extérieur sous forme de vapeur
Ce transport est appelé diffusion : l’humidité traverse la matière, sans passer par des trous
Son efficacité dépend notamment de sa composition, de son épaisseur et des conditions de température et d’humidité
TPU (polyuréthane thermoplastique) et PU : les plus courants sur les vêtements professionnels, à un coût plus accessible que l’ePTFE
Membranes microporeuses (ePTFE) : avec des pores microscopiques
La membrane comporte de très petits pores qui permettent le passage de la vapeur d’eau
Leur taille et leur surface hydrophobe, qui repousse l’eau, limitent la pénétration de l’eau liquide
La résistance à l’eau dépend aussi de la pression exercée sur la membrane.
L’entretien doit respecter les consignes du fabricant pour préserver les performances de l’ensemble du tissu
À retenir : PU, TPU ou ePTFE désignent des matériaux, pas un niveau de protection. Pour comparer deux produits, vérifiez les indices d’imperméabilité et de respirabilité ainsi que les méthodes de mesure utilisées. La membrane ne suffit pas à garantir l’imperméabilité de la veste : les coutures et les fermetures comptent également.
Comprendre les indices d’imperméabilité et de respirabilité
Les fiches produits peuvent indiquer deux performances : la résistance du tissu à la pénétration de l’eau et sa capacité à laisser passer la vapeur d’eau. Ces valeurs sont mesurées en laboratoire. Pour les comparer, il faut connaître la méthode utilisée et distinguer la performance du tissu de celle du vêtement complet.
L’imperméabilité : comprendre la colonne d’eau (norme ISO 811)
La résistance à la pénétration de l’eau peut être mesurée selon la norme ISO 811. Un échantillon de tissu est soumis à une pression d’eau qui augmente progressivement. Le laboratoire relève la pression à laquelle l’eau commence à traverser le tissu selon les critères du test.
Le résultat est souvent exprimé en millimètres de colonne d’eau. Par exemple :
3 000 mm : le tissu résiste à une pression équivalente à une colonne d’eau de 3 mètres
5 000 mm : l’équivalent d’une colonne d’eau de 5 mètres
10 000 mm : l’équivalent d’une colonne d’eau de 10 mètres
Plus la valeur est élevée, plus le tissu résiste à la pression de l’eau, à conditions de test comparables. Ce chiffre ne garantit pas à lui seul la protection de la veste contre la pluie : les coutures et les fermetures comptent également.
La respirabilité : comprendre le MVTR
Le MVTR indique la quantité de vapeur d’eau qui traverse un matériau dans des conditions de laboratoire définies. Il est exprimé en grammes par mètre carré sur 24 heures, notés g/m²/24 h.
Par exemple, un résultat de 5 000 g/m²/24 h signifie que, dans les conditions du test, le matériau laisse passer l’équivalent de 5 000 grammes de vapeur d’eau par mètre carré sur 24 heures. Cela ne signifie pas qu’une veste portée évacuera cette quantité de transpiration.
Plus le MVTR est élevé, plus le matériau laisse passer de vapeur d’eau, à méthode et conditions de mesure comparables.
À titre d’ordre de grandeur, un adulte en activité modérée produit environ 300 à 500 grammes de sueur par heure : une membrane à 8 000 g/m²/24h évacue environ 400 grammes par heure sur une veste de 1,2 m² de surface utile, ce qui reste tout juste suffisant sous un effort soutenu. C’est aussi pourquoi la respirabilité perçue dépend autant de la doublure et des sous-couches portées que de la seule valeur MVTR affichée par le fabricant.
Comment est-il mesuré ?
Plusieurs méthodes existent, notamment des essais utilisant une coupelle. Un échantillon recouvre un récipient, puis le laboratoire mesure une variation de masse liée au passage de la vapeur d’eau à travers le matériau.
Le contenu du récipient, sa position, la température et l’humidité varient selon le protocole. Deux valeurs obtenues avec des méthodes différentes ne doivent donc pas être comparées directement.
Le Ret : un autre indicateur
Certaines fiches indiquent un Ret, qui mesure la résistance du textile au passage de la vapeur d’eau, notamment selon la norme ISO 11092.
MVTR : une valeur plus élevée indique un passage de vapeur plus important.
Ret : une valeur plus faible indique une résistance moindre au passage de la vapeur.
Ces deux indicateurs ne se convertissent pas directement l’un dans l’autre.
Ce que cela signifie lorsque la veste est portée
Le confort dépend aussi de l’effort, de la météo, des vêtements portés dessous et des possibilités d’aération. Un bon indice de respirabilité ne garantit donc pas l’absence de transpiration ou de sensation d’humidité.
Softshell professionnelle : dans quels cas est-elle un EPI ?
Une softshell portée au travail n’est pas automatiquement un équipement de protection individuelle (EPI). Certains modèles sont conçus pour protéger contre des risques précis. Les normes et les niveaux de performance correspondants doivent être indiqués dans la documentation du fabricant.
EN ISO 13688 — Exigences générales des vêtements de protection. Elle concerne notamment l’ergonomie, l’innocuité, les tailles et le marquage. Elle accompagne une norme de protection spécifique ; elle ne garantit pas, à elle seule, une protection contre le froid, la pluie ou un autre risque.
EN ISO 20471 — Haute visibilité. Elle fixe notamment des exigences concernant les matières fluorescentes et rétroréfléchissantes, leurs surfaces et leur disposition. La classe peut varier selon le modèle et la taille : vérifiez celle de la référence proposée.
EN 14058 — Protection contre les environnements frais. Elle évalue notamment la résistance thermique. Certaines caractéristiques sont optionnelles : vérifiez les performances déclarées plutôt que de supposer que le vêtement protège aussi du vent et de la pluie.
EN 343 — Protection contre la pluie. Lorsqu’elle est revendiquée pour le modèle, vérifiez les classes annoncées pour la résistance à la pénétration de l’eau et la résistance au passage de la vapeur d’eau.
Les documents à vérifier
Pour un modèle vendu comme EPI, consultez le marquage CE, la notice et la déclaration UE de conformité. Ils permettent d’identifier les protections revendiquées et les conditions d’utilisation. Le grammage, la composition et le nombre de couches ne remplacent pas ces informations.
Pour savoir ce que les caractéristiques annoncées signifient pour votre client, voici les principales questions à poser :
La construction est-elle décrite ? Présence ou absence de membrane, face intérieure en polaire ou autre textile : le seul mot « softshell » ne suffit pas.
Les méthodes de mesure sont-elles précisées ? Pour comparer l’imperméabilité ou la respirabilité de deux modèles, vérifiez que les valeurs proviennent de méthodes et de conditions comparables.
La protection contre la pluie concerne-t-elle le tissu ou la veste entière ? Si le vêtement est annoncé imperméable, vérifiez aussi l’étanchéité des coutures et la protection des fermetures.
Le modèle est-il vendu comme EPI ? Vérifiez les normes, les classes de performance et les tailles concernées, puis consultez la notice et la déclaration UE de conformité.
Quelles sont les consignes d’entretien ? Vérifiez les conditions de lavage et les recommandations pour préserver le traitement déperlant.
Une information manque ? Demandez une précision au fournisseur avant de reprendre la caractéristique dans votre offre.
Questions fréquentes
► Une veste softshell est-elle imperméable ?
Pas systématiquement. Certains modèles sont seulement déperlants ; d’autres possèdent une membrane qui résiste à la pénétration de l’eau. Pour savoir si la veste entière est imperméable, vérifiez aussi les coutures, les fermetures et les indications du fabricant. Le nombre de couches ne suffit pas à le déterminer.
► Pourquoi le tissu extérieur se mouille-t-il alors que l’intérieur reste sec ?
Le traitement déperlant peut avoir perdu en efficacité sous l’effet de la saleté ou de l’usure. Le tissu extérieur s’imbibe alors, tandis que la membrane, si elle est présente et intacte, peut continuer à empêcher l’eau de traverser. Un entretien adapté peut restaurer la déperlance ; sinon, un renouvellement du traitement peut être nécessaire. Suivez les consignes du fabricant, notamment avant tout passage au sèche-linge.
► Le sigle TPU ou ePTFE garantit-il un niveau de performance ?
Non. Ces sigles désignent des matériaux utilisés dans les membranes. Pour comparer les performances des tissus, consultez les indices d’imperméabilité et de respirabilité, ainsi que les méthodes de mesure. Pour évaluer la veste entière, regardez également sa construction et les protections annoncées par le fabricant.
► Une veste softshell tient-elle chaud ?
Cela dépend du modèle. Une face intérieure en polaire apporte de la chaleur, tandis qu’une softshell fine convient davantage à la mi-saison ou à une activité physique. Le nombre de couches ne suffit pas à évaluer la chaleur du vêtement.
► Quels critères regarder pour équiper une équipe ?
Commencez par les conditions d’utilisation : température, exposition au vent et à la pluie, niveau d’activité. Vérifiez ensuite les tailles disponibles, la liberté de mouvement, les consignes d’entretien et les possibilités de personnalisation. Si une protection particulière est nécessaire, consultez les normes et les performances déclarées pour le modèle.
► Comment personnaliser une veste softshell ?
La broderie et le transfert sont deux possibilités courantes, à choisir selon le tissu, le logo et les recommandations du fabricant.
Sur un modèle EPI, le marquage doit préserver les propriétés de protection. Pour une veste haute visibilité, le logo ne doit pas réduire les surfaces fluorescentes ou rétroréfléchissantes sous les minimums exigés pour la classe annoncée, ni modifier leur disposition réglementaire. Faites valider l’emplacement, les dimensions et la technique par le fabricant ou un prestataire suivant ses consignes.
Le conseil d’Alex
Avant de comparer les modèles, précisez avec votre client les conditions de port : travail en mouvement ou à poste fixe, exposition au vent, pluie occasionnelle ou prolongée. Ces réponses vous aideront à choisir la chaleur et la protection nécessaires, puis à vérifier les caractéristiques du modèle et sa compatibilité avec le marquage prévu.
Pour comparer la softshell aux autres types de vestes professionnelles, consultez notre guide.
Les chaussures professionnelles regroupent les chaussures de sécurité certifiées EN ISO 20345 ainsi que les chaussures de travail conformes à la norme EN ISO 20347. Le choix dépend des risques du poste, de l’environnement de travail et du niveau de protection recherché.
Comprendre les principales normes des chaussures professionnelles
Les chaussures de sécurité se distinguent des chaussures de travail par un embout de protection, destiné à protéger les orteils contre les chocs et l’écrasement. Selon leur niveau de protection, certains modèles intègrent également une semelle anti-perforation (également appelée semelle de protection), qui protège la plante du pied contre les objets pointus tels que les clous, les vis ou les éclats métalliques.
Les deux normes à connaître avant de choisir :
EN ISO 20345 : chaussures de sécurité
Embout de protection résistant à un impact de 200 joules
Protection contre l’écrasement des orteils
Utilisation dans les environnements présentant un risque de chute d’objet ou de choc
Niveaux de protection courants : S1PL, S1PS, S2, S3L, S3S
EN ISO 20347 : chaussures de travail
Sans embout de sécurité
Destinée aux usages professionnels sans risque d’écrasement du pied
Priorité au confort, à la mobilité et à l’adhérence
Niveaux de protection courants : O1, O2, O4, O6
L’essentiel
EN ISO 20345 = chaussures de sécurité avec embout de protection (200 J)
Selon leur niveau de protection (S1, S2, S3…), elles peuvent également intégrer une semelle anti-perforation.
EN ISO 20347 = chaussures de travail sans embout de protection.
Le choix dépend toujours des risques réels du poste de travail.
Chaussures de sécurité
Chaussures de sécurité + semelle
Chaussures de travail
Ce que dit la réglementation
Le choix d’une chaussure professionnelle ne relève pas uniquement du confort ou des préférences de l’utilisateur. Lorsque les risques liés au poste ne peuvent pas être suffisamment évités ou limités par des mesures de protection collective ou par l’organisation du travail, le recours à des équipements de protection individuelle (EPI) peut être nécessaire.
En France, l’employeur doit évaluer les risques professionnels auxquels sont exposés les salariés et les consigner dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP). Lorsque cette évaluation met en évidence la nécessité de protéger les pieds, l’employeur doit sélectionner des chaussures offrant un niveau de protection adapté aux risques identifiés.
L’article R4323-95 du Code du travail prévoit que les EPI sont fournis gratuitement par l’employeur. Celui-ci doit également veiller à leur bon fonctionnement et à leur maintien dans un état hygiénique satisfaisant par les entretiens, réparations et remplacements nécessaires.
Les travailleurs temporaires doivent également bénéficier des équipements de protection individuelle nécessaires à leur poste. L’article L1251-23 du Code du travail précise les responsabilités relatives à leur fourniture entre l’entreprise utilisatrice et l’entreprise de travail temporaire.
Et au niveau européen ?
Le règlement (UE) 2016/425 répartit les EPI en trois catégories en fonction des risques contre lesquels ils protègent. Les chaussures de sécurité destinées aux risques qui ne relèvent ni de la catégorie I ni de la catégorie III sont des EPI de catégorie II.
Pour leur mise sur le marché, elles doivent satisfaire aux exigences essentielles de santé et de sécurité applicables et faire l’objet de la procédure d’évaluation de conformité prévue par le règlement. Le fabricant établit ensuite la déclaration UE de conformité et appose le marquage CE.
Certains EPI destinés à protéger contre des risques susceptibles d’entraîner des conséquences très graves, comme la mort ou des dommages irréversibles pour la santé, relèvent de la catégorie III et sont soumis à des procédures d’évaluation de conformité supplémentaires.
Critère
Label certifié
Sceau propriétaire – tests indépendants
Engagement fabricant
Le produit est-il sain au contact de la peau ?
GOTS, OEKO-TEX®, GRS, OCS, FAIRTRADE
Essais confiés à des laboratoires accrédités, externes (Bureau Veritas, SGS) ou internes au groupe (Labtech)
Marque de procédé déposée par le fabricant (ex. teinture dans la masse)
Qui écrit les règles ?
Un référentiel public
Le fabricant
Le fabricant
Qui contrôle ?
Un organisme accrédité
Un laboratoire tiers accrédité
Le fabricant
Preuve disponsible
Certificat numéroté, vérifiable
Rapports d’essaie
Attestation fournisseur
Comment en parler
Nommer le label et son périmètre
Nommer le laboratoire et l’objet des tests
Attribuer explicitement au fabricant
Que vérifier avant de choisir un modèle ?
Les marquages permettent de vérifier rapidement si une chaussure correspond au niveau de protection recherché. Les critères à contrôler diffèrent selon qu’il s’agit d’une chaussure de sécurité ou d’une chaussure de travail.
Pour une chaussure de sécurité
EN ISO 20345
Embout de protection 200 J
Niveau indiqué : S1PL, S1PS, S2, S3L ou S3S
Protection anti-perforation selon l’environnement
Résistance au glissement (SR)
Marquage CE et norme clairement indiqués
Pour une chaussure de travail
EN ISO 20347
Absence d’embout de protection
Niveau indiqué : O1, O2, O4 ou O6
Résistance au glissement (SR)
Adaptation à l’humidité ou aux huiles selon l’activité
Métiers : quel type de chaussure selon le travail ?
Le choix d’une chaussure dépend avant tout des risques présents sur le poste de travail. Les exemples ci-dessous permettent d’orienter rapidement vers la catégorie la plus adaptée.
Gros œuvre
Maçon, coffreur, couvreur
EN ISO 20345 (S3)
Cuir hydrofuge
Absorption d’énergie au talon (E)
Isolation adaptée aux conditions
Risques principaux Manutention, gravats, chocs et risques au sol.
Logistique & entrepôts
Magasinier, chauffeur-livreur, conducteur PL
EN ISO 20345 (souvent S1P)
EN ISO 20347 (souvent O2)
Bonne adhérence (SR)
Légèreté et confort
Risques principaux Manutention, glissades et déplacements fréquents.
Second œuvre
Plomberie, peinture, électricien
EN ISO 20345 (S1P/S3) ou EN ISO 20347 (O1/O2)
Chaussures légères et souples
Protection adaptée à l’humidité
Bonne adhérence (SR)
Risques principaux Glissades, déplacements fréquents et risques variables selon le chantier.
Services & collectivités
Serveur, cuisinier, agent d’entretien, personnel de collectivité
EN ISO 20347 (souvent O1 ou O2)
Bonne adhérence (SR)
Facilité d’entretien
Confort longue durée
Risques principaux Glissades et station debout prolongée.
Industrie / maintenance
mécanicien, garagiste, agente d’entretien
EN ISO 20345 (souvent S1P ou S3)
Résistance aux huiles (FO)
Confort de marche
Bonne stabilité
Risques principaux Manutention, chocs et risques d’impact.
Exigences complémentaires et symboles associés
Les symboles complémentaires permettent d’identifier rapidement certaines caractéristiques des chaussures, comme l’adhérence, l’imperméabilité, l’isolation thermique ou la protection anti-perforation.
Confort & environnement
A Antistatique
E Absorption d’énergie au talon
CI Isolation contre le froid
HI Isolation contre la chaleur
HRO Résistance à la chaleur par contact (semelle extérieure)
WR Résistance à l’eau (chaussure entière imperméable)
WPA Résistance à l’eau (tige de la chaussure)
Protection & sécurité
FO Résistance aux hydrocarbures
SRA Résistance au glissement sur sol céramique avec solution savonneuse
SRB Résistance au glissement sur sol acier avec glycérol
SRC Résistance au glissement testée à la fois sur sol céramique (solution savonneuse) et sol acier (glycérol) — cumul de SRA et SRB
P Protection anti-perforation (semelle métallique)
PL Protection anti-perforation non métallique (pour clou de grand diamètre)
PS Protection anti-perforation non métallique (pour clou de petit diamètre)
SC Résistance à l’abrasion de l’embout (renfort)
AN Protection de la cheville
Chaussures ESD : pour quels métiers ?
Métiers concernés : électroniciens, assembleurs de cartes électroniques, techniciens de maintenance électronique, opérateurs en salle blanche, fabricants de semi-conducteurs, personnel de laboratoire, industrie pharmaceutique et certains environnements nécessitant une maîtrise des charges électrostatiques.
Les chaussures ESD (Electro Static Discharge) dissipent l’électricité statique de manière contrôlée afin de protéger les composants électroniques sensibles. Une simple décharge électrostatique, souvent imperceptible pour l’utilisateur, peut endommager des cartes électroniques, microprocesseurs ou autres équipements de précision.
L’efficacité de la protection ESD ne dépend pas uniquement des chaussures. Le revêtement de sol, les vêtements portés, les matériaux manipulés, les déplacements ou encore les conditions ambiantes peuvent influencer l’accumulation et la dissipation des charges électrostatiques.
ATTENTION : les chaussures ESD sont destinées à maîtriser l’électricité statique afin de protéger les composants électroniques sensibles. Elles ne constituent pas une protection contre les risques électriques liés aux installations sous tension.
En présence d’un risque électrique, les équipements doivent être sélectionnés selon les risques du poste et les exigences de protection applicables.
Bon à savoir
La norme IEC 61340-5-1 définit les exigences d’un programme de maîtrise des décharges électrostatiques. La norme IEC 61340-4-3 décrit quant à elle la méthode d’essai permettant de mesurer la résistance électrique des chaussures utilisées pour la maîtrise du potentiel électrostatique des personnes.
L’entretien et le remplacement
Nettoyage
Nettoyez régulièrement les chaussures avec des produits adaptés à leurs matériaux. Pour le séchage, évitez les sources de chaleur directe, comme les radiateurs, qui peuvent détériorer le cuir, les colles et certains composants de la chaussure.
Usure et remplacement
Inspectez régulièrement l’état général des chaussures : semelle d’usure, coutures, tige et zones d’assemblage. Une chaussure ayant subi un choc important, présentant une semelle fortement usée, percée ou décollée, ou tout autre dommage susceptible de réduire son niveau de protection doit être remplacée
Conseil pratique
Pour évaluer correctement le confort d’une chaussure, essayez-la avec les chaussettes habituellement portées au travail. Les pieds pouvant légèrement gonfler au cours de la journée, une pointure et un chaussant adaptés sont aussi importants que le niveau de protection.
Conclusion
Le choix d’une chaussure professionnelle ne dépend pas uniquement de la norme. Les risques du poste, l’environnement de travail, les conditions d’utilisation et le confort doivent également être pris en compte.
L’analyse de ces différents critères permet de déterminer si une chaussure de sécurité conforme à l’EN ISO 20345 ou une chaussure de travail conforme à l’EN ISO 20347 répond le mieux aux besoins du métier.
Questions fréquentes
► Mon employeur est-il obligé de me fournir des chaussures de sécurité ?
Oui, lorsque l’évaluation des risques montre qu’une protection des pieds est nécessaire et que ces risques ne peuvent pas être suffisamment évités ou limités par d’autres mesures. Les chaussures de sécurité sont alors fournies gratuitement par l’employeur, qui doit également assurer leur entretien et leur remplacement lorsque cela est nécessaire.
► Quelle est la durée de vie d’une chaussure de sécurité ?
Il n’existe pas de durée de vie identique pour toutes les chaussures de sécurité. Elle dépend notamment de la fréquence d’utilisation, de l’environnement de travail, des matériaux, de l’entretien et des recommandations du fabricant. Une semelle fortement usée, percée ou décollée, une tige endommagée ou un choc important subi par la chaussure doivent conduire à vérifier si son remplacement est nécessaire.
► Peut-on porter des baskets de sécurité au travail ?
Oui, à condition qu’elles offrent le niveau de protection requis pour le poste. Une basket de sécurité peut répondre à l’EN ISO 20345 et être classée, par exemple, S1P, S1PL, S1PS, S2, S3, S3L ou S3S. La forme basse ou sportive ne détermine donc pas à elle seule le niveau de protection : il faut vérifier la norme, la classe et les propriétés complémentaires du modèle.
► Existe-t-il des chaussures de sécurité adaptées aux femmes ?
Oui. Certains fabricants proposent des modèles conçus avec un chaussant, des pointures et des proportions adaptés à différentes morphologies de pied. Ces chaussures doivent répondre aux mêmes exigences de protection que les autres modèles relevant de la même norme et de la même classe.
► Que faire si mon employeur ne fournit pas les EPI adaptés à mon poste ?
La situation peut d’abord être signalée à l’employeur ou au responsable chargé de la prévention. Le salarié peut également s’adresser au CSE, lorsqu’il existe, ou au service de prévention et de santé au travail. L’inspection du travail peut également être contactée concernant l’application des règles relatives à la santé et à la sécurité au travail.
► Le marquage CE est-il obligatoire sur une chaussure de sécurité ?
Oui. Les chaussures de sécurité commercialisées comme équipements de protection individuelle dans l’Union européenne doivent respecter les exigences du règlement (UE) 2016/425 et porter le marquage CE. Ce marquage est apposé sous la responsabilité du fabricant à l’issue de la procédure d’évaluation de conformité applicable. Il ne doit pas être confondu avec la classe de protection de la chaussure, telle que S1P, S1PL, S1PS, S2, S3, S3L ou S3S.
Pour aller plus loin
Besoin d’un guide pratique ?
Retrouvez les principaux critères pour choisir vos chaussures de travail et de sécurité.
Les vêtements de haute visibilité améliorent la détection visuelle des travailleurs dans les environnements où ils doivent être vus rapidement. Ils associent des matériaux fluorescents, visibles de jour, et des éléments rétroréfléchissants, efficaces sous l’éclairage des phares ou d’autres sources lumineuses. Ce guide explique le fonctionnement des vêtements conformes à la norme EN ISO 20471, les différences avec la norme EN 17353, les classes de visibilité, les critères de choix et les bonnes pratiques d’utilisation pour mieux comprendre ces équipements de protection.
Pourquoi porter des vêtements de haute visibilité ?
Les vêtements de haute visibilité sont conçus pour rendre leur porteur plus facilement détectable dans des environnements où la visibilité peut être réduite ou lorsque des véhicules, des engins ou d’autres usagers circulent à proximité. Leur objectif est de permettre une identification rapide de la présence d’une personne afin de diminuer le risque d’accident.
Ils sont utilisés dans de nombreux secteurs d’activité tels que le BTP, les travaux routiers, la logistique, les services techniques, la maintenance, les transports ou encore certaines interventions en extérieur. Selon les situations, le port d’un vêtement de haute visibilité peut être recommandé par l’employeur ou rendu obligatoire à la suite de l’évaluation des risques réalisée sur le poste de travail. Pour une vue d’ensemble des normes applicables aux vêtements de travail et EPI, consultez notre guide des normes vêtements de travail et EPI.
Situations dans lesquelles les vêtements de haute visibilité sont recommandés
Situation
Chantier routiers
Pourquoi ?
Être vu rapidement par les automobilistes et les engins de chantier.
Entrepôts logistiques
Faciliter l’identification des opérateurs par les conducteurs de chariots élévateurs dans les zones de circulation.
Travaux extérieurs
Améliorer la visibilité par faible luminosité ou en cas d’intempéries.
Maintenance industrielle
Identifier rapidement les intervenants dans les zones de circulation.
Services techniques et collectivités
Renforcer la visibilité lors des interventions sur la voie publique.
À retenir
Le port d’un vêtement de haute visibilité ne dépend pas uniquement du métier exercé. Il répond avant tout à une analyse des risques, notamment lorsque les travailleurs évoluent dans des environnements où ils doivent être vus rapidement pour assurer leur sécurité.
Quelle est la différence entre les matériaux fluorescents, réfléchissants et rétroréfléchissants ?
Les termes « fluorescent », « réfléchissant » et « rétroréfléchissant » sont souvent utilisés indifféremment. Pourtant, ils ne désignent pas le même matériau et n’assurent pas la même fonction. Comprendre cette différence est essentiel pour interpréter correctement les exigences de la norme EN ISO 20471 et choisir un vêtement adapté à son environnement de travail.
Les matériaux fluorescents
Les matériaux fluorescents sont conçus pour améliorer la visibilité du porteur pendant la journée ou lorsque la lumière naturelle est faible, par exemple par temps couvert ou au crépuscule. Ils absorbent une partie du rayonnement ultraviolet (UV) contenu dans la lumière du soleil et le réémettent sous forme de lumière visible, ce qui rend leurs couleurs particulièrement vives.
Les vêtements de haute visibilité utilisent généralement des tissus jaunes, orange ou rouges fluorescents afin d’offrir un contraste élevé avec l’environnement et de permettre de repérer plus rapidement une personne.
Comment fonctionnent les matériaux fluorescents ?
Contrairement à une idée reçue, un matériau fluorescent ne produit pas de lumière. Il exploite la lumière naturelle en transformant une partie des rayons ultraviolets invisibles en lumière visible. C’est pourquoi un vêtement fluorescent paraît plus lumineux qu’un tissu de couleur classique lorsqu’il est exposé à la lumière du jour.
À retenir :
Fonctionne grâce à la lumière naturelle.
Améliore la visibilité de jour et au crépuscule.
Offre un contraste élevé avec l’environnement.
Perd son efficacité dans l’obscurité ou en l’absence de lumière naturelle.
Les matériaux réfléchissants
Les matériaux réfléchissants sont utilisés sur de nombreux vêtements de travail afin d’améliorer la visibilité du porteur. Ils prennent souvent la forme de passepoils, de logos, de bandes décoratives ou d’empiècements réfléchissants.
Contrairement aux matériaux rétroréfléchissants, ils diffusent la lumière qu’ils reçoivent dans plusieurs directions, au lieu de la renvoyer vers sa source. Ils permettent ainsi d’améliorer la visibilité d’un vêtement lorsqu’il est éclairé, mais leur efficacité reste plus limitée pour signaler rapidement la présence d’une personne.
Dans le langage courant, on parle souvent de « bandes réfléchissantes ». Pourtant, les vêtements de haute visibilité conformes à la norme EN ISO 20471 utilisent des matériaux rétroréfléchissants, dont les performances, la surface et l’emplacement répondent à des exigences techniques précises.
La présence d’éléments réfléchissants sur un vêtement de travail ne signifie donc pas qu’il s’agit d’un vêtement de haute visibilité certifié.
Quelles sont les différentes classes de vêtements de haute visibilité ?
La norme EN ISO 20471 classe les vêtements de haute visibilité en trois niveaux de performance. Cette classification ne reflète pas la qualité du vêtement, mais la surface minimale de matériaux fluorescents et rétroréfléchissants intégrée au vêtement. Plus cette surface est importante, plus le niveau de visibilité est élevé.
Classe 1 : visibilité de base
Classe 2 : visibilité intermédiaire
Classe 3 : visibilité maximale
Niveau de visibilité La classe 1 correspond au niveau de visibilité le plus faible défini par la norme EN ISO 20471. Elle comporte la plus petite surface de matériaux fluorescents et rétroréfléchissants.
À retenir ✔ Elle représente le niveau de visibilité le plus fréquemment rencontré sur les vêtements de haute visibilité.
Niveau de visibilité La classe 3 correspond au niveau de visibilité le plus élevé prévu par la norme EN ISO 20471. Elle offre la plus grande surface de matériaux fluorescents et rétroréfléchissants.
Exemples de vêtements
Parka haute visibilité
Combinaison haute visibilité
Ensemble veste + pantalon certifié
À retenir ✔ La classe 3 est utilisée lorsque le niveau de visibilité le plus élevé est requis.
Important
La classe d’un vêtement dépend principalement de la quantité de matériaux fluorescents et rétroréfléchissants qu’il comporte. Elle ne constitue pas un indicateur de qualité, de résistance ou de confort.
Peut-on personnaliser un vêtement de haute visibilité ?
Les vêtements de haute visibilité peuvent être personnalisés par différentes techniques de marquage, telles que la sérigraphie, le transfert ou la broderie. Toutefois, cette personnalisation ne doit pas compromettre les performances du vêtement ni remettre en cause sa conformité à la norme EN ISO 20471.
Avant toute intervention, il est essentiel de respecter les recommandations du fabricant concernant les zones de marquage autorisées.
Pourquoi le positionnement du marquage est-il important ?
La norme EN ISO 20471 impose des surfaces minimales de matériaux fluorescents et rétroréfléchissants afin de garantir un niveau de visibilité déterminé.
Un marquage de dimensions ou d’emplacement inadaptés peut réduire ces surfaces. Le vêtement peut alors perdre sa classe de visibilité (par exemple passer de la classe 3 à la classe 2, ou de la classe 2 à la classe 1), voire ne plus satisfaire aux exigences de la norme.
Pour cette raison, de nombreux fabricants prévoient des zones spécifiques destinées à la personnalisation afin de préserver la conformité du vêtement.
Les bonnes pratiques
Respecter les recommandations du fabricant.
Utiliser les zones prévues pour le marquage lorsque celles-ci existent.
Ne pas recouvrir les bandes rétroréfléchissantes.
Limiter le marquage sur les surfaces fluorescentes afin de préserver les surfaces minimales exigées par la norme.
Vérifier que la personnalisation ne modifie pas la classe de visibilité du vêtement.
Les surfaces minimales définies par la norme EN ISO 20471
Classe
Matériau fluorescent (minimum)
Matériau rétroréfléchissant (minimum)
1
2
3
0,14 m²
0,50 m²
0,80 m²
0,10 m²
0,13 m²
0,20 m²
À retenir
Les surfaces indiquées correspondent aux exigences minimales de la norme EN ISO 20471. La conformité d’un vêtement personnalisé ne peut pas être évaluée uniquement à partir de ces valeurs. Elle dépend également de la conception du vêtement, de sa taille, de l’emplacement du marquage et des recommandations du fabricant.
Conclusion
Les vêtements de haute visibilité ne se distinguent pas uniquement par leurs couleurs vives. Leur efficacité repose sur la combinaison de matériaux fluorescents et rétroréfléchissants, sur le respect des exigences de la norme EN ISO 20471 et sur le maintien de leurs performances tout au long de leur utilisation.
Comprendre ces principes permet de mieux interpréter les caractéristiques des équipements, d’éviter les idées reçues et de préserver leur niveau de protection, notamment lors de la personnalisation.
Passer de la théorie au choix des produits
Vous connaissez désormais le fonctionnement des vêtements de haute visibilité, les différences entre les matériaux fluorescents, réfléchissants et rétroréfléchissants, ainsi que les principales exigences de la norme EN ISO 20471.
Pour aller plus loin, découvrez notre guide pratique publié sur Cybernecard. Il vous aide à comparer les différentes familles de vêtements et d’accessoires haute visibilité, à comprendre leurs usages et à choisir les équipements les plus adaptés à chaque environnement de travail.
Les normes des vêtements de travail permettent d’identifier le niveau de protection adapté à un métier, un environnement ou un risque professionnel. Elles concernent notamment la haute visibilité, la protection thermique, la pluie, le froid, les projections chimiques, les risques électrostatiques, la soudure ou encore les chaussures de sécurité.
Cette page aide les revendeurs à distinguer les principales familles de normes, à comprendre leur usage et à orienter plus facilement leurs clients vers les bons équipements.
Réponse courte
Une norme EPI indique les exigences minimales qu’un vêtement ou un équipement doit respecter pour protéger l’utilisateur contre un risque identifié. Par exemple, EN ISO 20471 concerne les vêtements haute visibilité, EN 343 la protection contre la pluie, EN ISO 11612 la chaleur et les flammes, tandis que EN ISO 20345 s’applique aux chaussures de sécurité avec embout de protection.
Définition
Normes principales
Visibilité
Protection thermique et chimique
Chaussures
Conseils d’expert
Qu’est-ce qu’une norme EPI ?
Une norme EPI définit des méthodes d’essai et des exigences de performance. Elle ne décrit pas seulement le produit : elle indique le type de risque couvert et le niveau de protection attendu.
À retenir : un vêtement de travail n’est pas automatiquement un EPI. Il devient un EPI lorsqu’il est conçu, testé et certifié pour protéger contre un risque professionnel précis.
Les principales normes à connaître
Chaque norme répond à un risque spécifique. Comprendre leur rôle permet d’orienter plus facilement un client vers le vêtement ou l’équipement adapté à son environnement de travail.
Conseil : lorsqu’un vêtement répond à plusieurs risques, plusieurs normes peuvent être associées sur une même fiche produit. Une parka peut par exemple combiner la haute visibilité, la protection contre la pluie et la protection contre le froid.
Le conseil de l’expert : bien interpréter les normes
Les normes constituent un excellent point de départ, mais elles ne suffisent pas toujours à comparer deux produits. Voici quelques éléments pratiques à prendre en compte lors du choix d’un vêtement de travail ou d’un EPI.
EN ISO 13688 : norme de base, pas protection spécifique
La norme EN ISO 13688 définit des exigences générales comme l’ergonomie, l’innocuité, le confort, le marquage et les informations fabricant. Elle ne signifie pas, à elle seule, que le vêtement protège contre un risque précis comme la pluie, le feu ou la haute visibilité.
La présence de bandes réfléchissantes améliore la visibilité de l’utilisateur, mais ne signifie pas automatiquement que le vêtement répond à la norme EN ISO 20471. De nombreux vêtements certifiés EN ISO 13688 intègrent des éléments réfléchissants sans être des vêtements haute visibilité certifiés.
Pour approfondir la différence entre matériaux fluorescents, réfléchissants et rétroréfléchissants, ainsi que les classes de la norme EN ISO 20471, consultez notre article Comment comprendre les vêtements de haute visibilité ?
EN 17353 : visibilité complémentaire
La norme EN 17353 concerne les équipements améliorant la visibilité dans des situations à risque modéré. Elle peut s’appliquer à des accessoires comme des bretelles, brassards ou bracelets réfléchissants, mais ne remplace pas un vêtement haute visibilité certifié EN ISO 20471.
EN ISO 20471 : choisir la classe selon le risque
Une classe de haute visibilité plus élevée n’est pas toujours nécessaire. Le choix dépend de l’environnement de travail, de la luminosité, de la proximité avec des véhicules ou engins, et du niveau d’exposition de l’utilisateur.
EN 343 : ne pas regarder uniquement l’imperméabilité
La norme EN 343 évalue notamment l’imperméabilité et la respirabilité. Pour les travaux physiques intenses, la respirabilité est essentielle afin de limiter l’accumulation d’humidité à l’intérieur du vêtement et d’éviter l’effet inconfortable de surchauffe.
EN 14058 ou EN 342 : distinguer froid modéré et froid intense
EN 14058 concerne les environnements frais ou le froid modéré. EN 342 s’adresse aux expositions prolongées au froid intense. Le bon choix dépend de la température, de la durée d’exposition, de l’activité physique et des couches portées sous le vêtement.
Ces deux normes sont fréquemment appliquées aux vestes et softshells professionnelles : notre article Comment comprendre une veste de travail ? détaille les familles de vestes (softshell, hardshell, multirisques) concernées par chacune.
Chaleur, flammes et soudage : ne pas confondre les usages
EN ISO 11612 concerne la protection contre la chaleur et les flammes, tandis que EN ISO 11611 vise les vêtements utilisés pour le soudage et les techniques connexes. Un vêtement adapté à la chaleur n’est donc pas automatiquement adapté au soudage.
Chaussures : sécurité ou travail ?
La norme EN ISO 20345 concerne les chaussures de sécurité avec embout de protection. La norme EN ISO 20347 concerne les chaussures de travail sans embout. Pour un port quotidien, il faut aussi comparer le poids, la souplesse, l’adhérence, la respirabilité et le confort de la semelle intérieure.
À retenir : deux produits peuvent afficher la même norme tout en offrant un confort, une coupe, une respirabilité ou une durabilité très différents. La norme valide un niveau d’exigence, mais le conseil produit reste indispensable.
Mettre les normes en pratique
Comprendre les normes est une première étape. Encore faut-il savoir les interpréter selon les contraintes du métier, les conditions de travail, le niveau de protection recherché et le confort attendu.
Découvrez notre guide pratique pour apprendre à sélectionner un vêtement professionnel adapté à chaque situation